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Un positionnement original

La Fondation du Crédit Agricole "Pays de France" est reconnue d’utilité publique, en raison de l’intérêt de son action pour la société française dans son ensemble. Ses statuts décrivent sa mission : « participer à des activités destinées à protéger et à mettre en valeur le patrimoine rural, créer ou développer des activités d’animation et concourir à leur financement sous forme de subventions allouées aux responsables des projets ». Aujourd’hui cette mission s’étend au patrimoine urbain.


La création d’un « patrimoine pour demain » n’est possible que si les témoignages du passé restent bien vivants. Nombre de projets aidés sont liés à la mémoire culturelle, historique ou économique. Ils ont aussi, très souvent, une forte composante pédagogique.


Le positionnement général de la Fondation du Crédit Agricole « Pays de France » est de soutenir des projets utilisant le patrimoine comme base d’un développement économique. La définition de ce patrimoine, très novatrice à l’époque de la création de la Fondation, a toujours été large, l’ouvrant à toutes les dimensions de la civilisation et non à ses seuls aspects artistique ou bâti. L’objectif est d’aider au démarrage d’un projet qui, par sa valeur et son plan de développement, sera concrétisé dans une activité économique, touristique, éducative, pérenne.

Six domaines d’action

 

  1. La préservation, la restauration et la réutilisation du patrimoine bâti comme la basilique Notre-Dame-de La Garde à Marseille (Bouches-du-Rhône), l’abbaye de Sylvanès (Aveyron), la Corderie Royale de Rochefort (Charente-Maritime), la Chartreuse de La Verne à Collobrières (Var), la tour de l’horloge de Guines (Pas-de-Calais), le pigeonnier-octroi de Maignaut-Tauzia (Gers), la restauration des remparts du château de Montargis dans le Loiret, ou encore la restauration du collège des Bernardins à Paris ou de la forteresse de Polignac (Haute-Loire), et de multiples chapelles, églises, châteaux, granges aux dîmes, abbayes, donjons, cloîtres, portes…
  2. La création, l’agrandissement et l’enrichissement d’écomusées et de musées comme le musée de la musique mécanique des Gets (Haute-Savoie), le musée de la bière de Stenay (Meuse), la Maison du Pain d’Alsace à Sélestat (Bas-Rhin), le musée de plein air des maisons comtoises à Nancray (Doubs), le musée de l’auberge Ganne à Barbizon (Seine-et-Marne), la rénovation du muséum d’Histoire naturelle de Rouen (Seine-Maritime) et la création d’une signalétique dans la cathédrale Saint-Etienne de Bourges (Cher), ou la mise en valeur des éléments lapidaires de l’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem le Désert (Hérault).
  3. La mise en valeur de sites ou de zones naturelles comme le parc floral de La Belle à Magné (Vienne), la « Forêt du Millénaire » à Cîteaux (Côte-d’Or), le parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire), les jardins du Rayol (Var), le parc archéologique de Saint-Acheul à Amiens (Somme), le vallon du Villaret (Lozère), la grotte « La Célestine » à Rauzan (Gironde), l’aménagement de la réserve naturelle de Chérine à Saint-Michel-en-Brenne (Indre) et du canal de la Basse-Loire à Frossay (Loire-Atlantique).
  4. La sauvegarde du patrimoine artistique et culturel, comme les fresques de l’église de Lugaut (Landes), le break de chasse « Belvalette » du haras de Hennebont (Morbihan), les orgue d’Hermonville (Marne) et de Marville (Meuse) , le carillon de Lagarde (Lot-et-Garonne), le retable de Joch (Pyrénées-Orientales), la restauration du tableau « La Colère de Noé » de l’abbatiale Saint-Ferréol d’Essômes-sur-Marne (Aisne) ou encore la création de vitraux contemporains dans l’église de Saint-Lubin-des-Joncherets (Eure-et-Loir), la réédition des œuvres de philosophie en langue française par l’association Corpus présidée par Michel Serres, ou la restauration de la bibliothèque du grand séminaire de Saint-Flour (Cantal).
  5. La préservation des témoignages de l’économie rurale, industrielle et maritime ancienne, ainsi que de maintien des métiers de tradition comme le moulin à marée de l’île d’Arz (Morbihan), le four banal de Baume-les-Messieurs (Jura), les moulins à papier du Got à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) ou du Liveau à Gorges (Loire-Atlantique), la maison de la canne à sucre aux Trois-Ilets (Martinique), la reconstruction de bateaux (bisquine de Cancale, gabarre de Bègles, frégate de La Fayette « L’Hermione » à Rochefort, barque du Léman), la transformation en médiathèque de l’ancienne distillerie de Bizanet (Aude), la restauration de l’éolienne Bollée à Saint Jean-de-Braye (Loiret), ou l’aménagement de l’immeuble des Galeries à Groussouvre (Cher).
  6. Des opérations d’animation locale et sociale avec des actions délibérément tournées vers le grand public et les jeunes comme le « Théâtre du peuple » Maurice Pottecher à Bussang (Vosges), la création d’une salle d’exposition à la Chapelle Notre-Dame du rugby à Larrivière-Saint-Savin (Landes), les fermes pédagogiques de Liart (Ardennes) et de Moyen (Meurthe-et-Moselle), l’Institut des Plantes Aromatiques et Médicinales de Buis-les-Baronnies (Drôme), des Centres d’Aide par le Travail pour handicapés en milieu rural comme les fermes de la Guye à Joncy (Saône-et-Loire), de Carentoir (Morbihan), de la Borie-d’Imbert à Rocamadour (Lot)