La basilique
Notre-Dame,
une merveille va retrouver sa voix
Si la basilique Notre-Dame compte parmi les joyaux architecturaux ornais, c'est grâce à sa dentelle de pierre, l'élégance de sa nef au style gothique flamboyant et la rareté de ses vitraux du 16e siècle. Elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1862, tout comme le buffet des Grandes Orgues et les vitraux.
Débutée au temps de la guerre de Cent Ans, en 1356, la construction de la basilique s'est achevée à la Renaissance. La Basilique fascine encore aujourd'hui, bien qu'elle n'ait pas été épargnée par l'Histoire : le portail a été mutilé pendant les guerres de religion, la foudre a endommagé le clocher et la partie supérieure en 1744, l'église a été pillée pendant la Révolution, les bombardements en 1944 ont causé des dégâts, et enfin la tempête de 1999 a fragilisé la structure. Mais la campagne de restauration entamée dans les années 2000 lui redonne peu à peu son éclat d'antan. Lieu de baptême de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus, une nouvelle distinction lui a été rendue lors de la béatification des parents de la Sainte, Louis et Zélie Martin : le pape Benoît XVI a élevé l'église au rang de basilique le 6 juin 2009.
Les Grandes Orgues ont connu également une histoire mouvementée. Construites en 1535-37 par les facteurs Gratien de Cailly et Simon Le Vasseur après un premier instrument remontant à 1506, elles sont dotées d'un buffet, chef d'œuvre de d'ébénisterie de la Renaissance française. Par la suite, les facteurs Ingout (17e) et Luce et Damien (19e) interviennent sur l'instrument. La bombe qui éclate à proximité en 1944 et les travaux de restauration de la voûte en 1966 l'endommagent et finalement, il est réduit au silence en 1976.
La ville d'Alençon et l'Association Mécénat pour les Grandes Orgues, avec l'aide du Crédit Agricole, ont entrepris de restaurer le buffet Renaissance et de reconstruire l'instrument, afin de lui rendre sa vocation musicale. En juin 2012, c'est chose faite : l'orgue résonne de nouveau sous les hautes voûtes de la basilique.